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Définition...

Le cinéaste, c'est le réalisateur d'un film mais ce peut être également le technicien qui participe à la réalisation d'un film. Le cinéma est bien le domaine du travail collectif et de la coopération et si la politique des auteurs a institué le cinéaste/artiste-créateur, on ne peut oublier la part créative de l'équipe technique. Il est un domaine pourtant où le cinéaste oeuvre souvent en solitaire, c'est le domaine de l'amateur. Plus qu'un choix, la situation est imposée par des raisons pratiques.
Qu'est-ce donc que le cinéma amateur ? Se résume t'il au cinéma familial, à tout ce qui est en dehors des circuits économiques ? Peut-il donner naissance à des formes d'expression totalement originales où ne peut-il que singer les produits professionnels ?
Les "Lumière" n'ont-ils pas été les premiers cinéastes amateurs ?
Sans prétendre répondre à ces questions, nous essaierons d'y réfléchir et d'engager le "débat"...
(D.V.)

 

Dimanche 18 mars 2007

LA CAMERA BOLEX 155 MACROZOOM

    Je l’ai acquise d’occasion et j’apprécie toujours la qualité et le soin de sa fabrication tant mécanique qu’optique. Sur de nombreux points, elle reprend des solutions des caméras professionnelles 16 et 35 mm de l’époque.


    Son look est caractéristique des années « 1960 » avec formes anguleuses (voir, par exemple, les automobiles du moment : la « Peugeot 404 », la « Citroën Ami 6…). Cela ne l’empêche pas d’avoir une bonne tenue en main. Elle est bien équilibrée avec un poids raisonnable (1,5 kilo) et le contact froid de sa poignée en métal chromé est rassurant.

 

 

 

Le bruit de fonctionnement est agréable et discret. L’optique traité est de grande qualité. Il ouvre à 1,9 avec 8,5/30 mm de variation de focale ce qui est suffisant, surtout caméra au poing.

Sa définition est excellente avec un bon contraste et un rendu des couleurs à peine chaud. Le zoom est manuel avec une petite manivelle escamotable comme sur les Angénieux de l’époque en 16 et 35 mm. La commande de point latérale est pratique avec une possibilité en macro (17 cm du plan-film) au 30 mm.

Le parasoleil est bien conçu et protège bien l’optique (conception professionnelle). La visée réflexe donne une image de bonne taille avec une réserve permettant de voir arriver à l’avance l’élément indésirable dans le champ.

La   mise  au  point se fait  sur la  totalité de l’image cadrée, elle est précise, par un télémètre à champ mélangé (brevet Berthiot).


 

Le réglage dioptrique se fait par une bague moletée avec blocage par vis. Un obturateur de la visée est prévu pour l’image par image

L’obturateur fixe (143°) donne une exposition de 1/47 s à 18 ips, au ralenti à 32 ips : 1/86 s et pour l’image par image : 1/20 s.

Le moteur est régulé électroniquement, on peut changer la vitesse en cours de prise de vue (bouton poussoir).

L’ouverture réelle (photométrique qui tient compte des pertes de lumière dues à la visée et à l’optique), est proche de 2,5.

La mesure de la lumière se fait derrière l’optique par une cellule au Cds. L’automatisme est débrayable avec la possibilité de bloquer la mesure, ce qui est bien utile pour les contre-jours.

L’engagement du chargeur se fait en position verticale, en ouvrant la porte du magasin comme sur les caméras professionnelles. Ce dernier, d’ailleurs, permet une bonne prise en main.

Le compteur est original : c’est une pendule avec 24 divisions dont chacune correspond à 8 secondes 3/10 (18 ips).

J’ai utilisé cette caméra essentiellement en extérieur avec du Kodachrome 40 T et les résultats sont excellents. L’image obtenue est très piquée et quel plaisir en projection !...

Telle qu’elle est conçue, cette caméra peut accepter les pellicules disponibles à présent : l’Ektachrome 64 T et la Cinévia 50 D.

En 1967, cette caméra était proposée pour 1500 francs. Elle fut fabriquée jusqu’en 1970.

Il y a eu trois modèles avec des petites variations :

- La Bolex 150, en 1966, non macro et sans télémètre.

- La Bolex 155, en 1967, avec macro et télémètre.

- La Bolex 160, en 1970, avec en plus la cadence 24 ips et le zoom électrique.

Les dernières fabrications datent de 1971/1972.

 Michel Gallois (Cinéscopie n°4)

 

 

 

 

 

Par Michel Gasqui - Publié dans : Matériel de prise de vues
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Dimanche 12 novembre 2006

La CANON
AUTOZOOM 814

Caractéristiques de base : le boîtier est tout en métal : de très belle fabrication mécanique.
Elle possède un zoom Canon : 7,5/60 mm O 1,4. L'obturateur, fixe, est ouvert à 150°.
Les temps d'exposition sont les suivants :
- à 12 ips = 1/29 s
- à 18 ips = 1/43 s
- à 24 ips = 1/58 s
Sur "1" : image/image, suivant la position du sélecteur :
- à 12 ips = 1/29 s
- à 18 ips = 1/43 s
- à 24 ips = 1/58 s

L'obturation de l'oculaire est possible.
Le zoom de cette caméra est traité multicouches avec verres spéciaux. Il est constitué de 18 lentilles avec un véritable diaphragme à iris, à fermeture totale (fondu au noir).
Ouverture de O 1,4 - - O 22 - fermeture, mise au point minimale à 1,20 m du plan film. Lentille additionnelle possible.
L'ouverture réelle dite de transmission : T - O 1,85, ouverture photométrique tenant compte des pertes de lumière varie avec les focales du zoom : constante de 7,5 mm à 15 mm, elle varie du 15 mm au 60 mm de près d'un diaph

Cet objectif est d'une qualité remarquable au niveau de la définition, du contraste, de la luminosité et du rendu chromatique (à peine chaud). Il équipait la Canon haut de gamme semi professionnelle en double super 8 mm : la Scoopic DS8.

La lumière est mesurée derrière l'objectif par une cellule Cds. La mesure est automatique sur l'ensemble de l'image avec prépondérance au centre.
L'automatisme est débrayable avec commande manuelle du diaphragme : O 1,4 - - O 22.
Si l'on travaille avec un posemètre en lumière réfléchie, par exemple, si l'on mesure un diaphragme de O 4,0 - 3/4O, soit 2,8 1/4.

Le viseur de la Canon est de grande taille. Il est clair et lumineuxavec une mise au point centrale précise, par micro prismes.
Le filtre 85A incorporé, pour la lumière du jour, s'escamote pour la lumière artificielle (TC = 3400°K) avec curseur.

Alimentation moteur en piles R6 : 4 x 1,5 v = 6 v (Alkaline).
Alimentation de la cellule : PX 625 (2 x 1,5 v = 3 v) (Alkaline).

Le poids de la caméra est conséquent, par rapport à sa taille, et agréable : 1700 g.
Le zoom électrique (débrayable) en 8 secondes.
Montures de filtres pour l'objectif : O 58 mm à vis.
La sensibilité du film est réglée automatiquement par palpeur, de 15 à 400 ASA en lumière artificielle, de 16 à 150 ASA en lumière du jour avec filtre 85A.


Notes pratiques :

  • En inversible couleur, il est conseillé de travailler en légère sous-exposition afin d'obtenir un meilleur rendu des couleurs car ce film "encaisse" très mal la surexposition. Il faut se trouver dans la meilleure zone de la courbe sensitométrique. En pellicule négative couleur, c'est l'inverse. Par exemple, avec la Kodachrome 40 : 40 ASA en artificielle à 3400° K, on peut aisément sous-exposer de 1/4 O à 1/2 O.

  • Pour filmer en réglage manuel avec un posemètre, un essai est recommandé afin d'affiner ces mesures.

  • L'autonomie d'un jeu de piles est de plus de 10 chargeurs à 18 ips à température moyenne (18° C). Attention ! lorsqu'on travaille en image par image, cette autonomie est fortement réduite. Elle est de l'ordre de 2 chargeurs au plus.

  • Il est important de toujours amorcer le chargeur à 12 ips ou 18 ips de 4 à 5 secondes, afin de basculer sur l'image par image.

  • La fixation est facile grâce à la large embase avec filetage au pas kodak.

Notes prises par Michel Gallois (pour Cinéscopie N°3 - septembre 2006)



Par Michel Gasqui - Publié dans : Matériel de prise de vues
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Vendredi 3 novembre 2006

 

Où en sommes-nous, en Super 8 ?

w Kodak, le laboratoire de Lausanne, en Suisse :


Ø       Le Kodachrome 40 T : développé jusqu’au 30/09/06, avec délai limite de réception fixé au 25/09/06
Ø       Les films 16 mm Kodachrome 25 D et 40 T seront développés jusqu’à fin décembre 2006 + 35 mm photo en Kodachrome 64 D
Ø       et après… un dernier labo aux USA traitera tout le Kodachrome jusqu’à fin décembre 2007 (au minimum).
Ø       Le labo de Lausanne cessera malheureusement définitivement son activité et ne sera plus qu’un centre de regroupement de la totalité du Kodachrome européen pour l’expédier aux USA jusqu’en décembre 2007 (avec certainement une taxe).

 

 w Au comptoir Kodak, rue Poncelet, Paris (( 01.47.63.72.20)


l’Ektachrome 64 T est vendu par lot de 3 minimum :
3 x 13,13 € = 39,39 € + développement.
Le développement est assuré par le laboratoire Color-City à Champigny-sur-Marne (( 01.47.06.30.30) – tarif :
Environ 17 € par film pour un délai approximatif d’une semaine.
Le noir et blanc (Plus X (100 D) et Tri X (200 D)) est développé à présent chez Andec à Berlin (( 00.49.30.691.70.36).
Tarif rue Poncelet, par lot de 3 minimum :
3 x 20,62 € = 61,86 € + développement – délai : 2 semaines au minimum.

 

w Voici maintenant des Informations, d’après nos amis allemands de la revue « Movie » :

 

Ø       Films super 8 mm vendus développement non compris par Wittner (Hambourg).
o         Wittner chrome 100 D = Ektachrome 100 D de Kodak : 31,50 €
o         Wittner chrome 50 D = Velvia 50 D de Fuji : 24,90 €, 23,50 € (par lot de 5)
o         Wittner chrome 64 T = Ektachrome 64 T de Kodak : 24,90, 23, 50 € (par 5), 22,90 € (par 10), 22,50 € (par 20)
Ø       Le labo qui traite ces pellicules avec le développement standard des diapositives (procédé E6) est celui de Berlin : Andec. Il faut compter un délai d’au moins deux semaines.
Ø       Les films cités précédemment sont aussi vendus développement non compris comme le Wittner chrome 100 D = 19,90 € + développement.
Tarifs pour le développement (E6) avec retour : 11,60 €
Important ! Wittner propose encore du Kodachrome 40 T importé des USA mais développement non compris (cela se pratique aux USA).
o         Wittner chrome 40 T = Kodachrome 40 T, 18,56 € + développement. Celui-ci est assuré par Wittner via les USA1 et il faut compter 14,90 € / film.

 

Il reste un bon espoir avec la firme allemande GK-Films2 qui conditionne la Velvia 50 D de Fuji en chargeur super 8 mm, vendu, développement compris, avec retour, sous la dénomination « Cinévia » et dont le but est d’arriver à abaisser le prix autour des 20 €.

 

En attendant, le film est proposé 24,50 € avec développement chez Andec à Berlin (pour les Allemands) et chez Super 8 Reversal Lab, à Rotterdam (pour la Hollande , la Belgique et la France )  (( 00.31.626.21.8676).
L’entreprise GK-Films  cherche les moyens d’être indépendante (elle dépend de 7 entreprises !) et a donc besoin du soutien de revues comme « Movie » et surtout de rencontrer le succès mérité par l’initiative chez les cinéastes amateurs.
Le chargeur proposé avec la Velvia 50 D (équilibrée pour la lumière du jour), passe sur toutes les caméras en escamotant le filtre de conversion (85 A) devenu inutile.
La définition, le contraste, le rendu des couleurs de cette pellicule se rapproche, sans l’égaler, de l’irremplaçable kodachrome 40 T mais elle reste supérieure à l’Ektachrome 64 T qui a du grain, une dominante bleue et dont l’utilisation pose problème sur les anciennes caméras limitées à 40 ASA sans filtre (85 A). Cette pellicule, par contre, donne de bons résultats en lumière artificielle.
La firme GK-Films projette de conditionner un film (Fuji) équilibré pour la lumière artificielle en 64 T, avec développement compris, en super 8 mm.
Elle propose aussi la Velvia 50 D de Fuji conditionnée en bobines de 30 m pour le 16 mm (Cinévia 16 mm) mais pour l’instant, avec développement non compris (possible chez Andec)
Elle met au point aussi le conditionnement de cette pellicule en chargeur single 8 mm.
En super 8 mm, Wittner3 propose, pour les caméras acceptant les chargeurs de 60 m et modifiées (avec un véritable presseur et deux débiteurs dentés) pour accepter les magasins de 60 m à chargeur avec des bobines (ensemble dérivé du chargeur 60 m de la Beaulieu 16 mm), des boîtes de 60 m de Fujichrome 64 T (artificielle) vendues développement non compris 51,60 € + dév. (Andec)

Pour les cinéastes amateurs qui filment en super 8 mm, il faudrait trouver, dans un proche avenir, un film de bonne qualité vendu à un prix abordable et ce, avec le développement et le retour compris. Il y a de l’espoir avec la Cinévia si elle arrive à être proposée à moins de 20 €.


 

 

Michel Gallois


 


 

1 Le labo qui traite le kodachrome aux USA : Dwayne’s Photo facture 9 $ / film développé + 5 $ de port.
2 GK-Films, ( 00.49. (05.21) 971.08.93
3 Wittner, ( 00.49-604 49.338 (Fax)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Michel Gallois - Publié dans : films pour amateurs
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Samedi 12 août 2006

La BEAULIEU 4008 ZMII

 

C’est la première caméra super 8 mm que j’ai acquise au printemps 1976 avec mes économies et dont je rêvais depuis longtemps, équipée du zoom Schneider : 6 / 66 mm ouvert à 1,8 avec réglage macro.

 

 

 

 

Elle a subi mon inexpérience et m’a permis d’apprendre par la pratique, aidé par les conseils trouvés dans des ouvrages. En 1999, je l’ai faite entièrement réviser par Beaulieu-Images, lorsqu’ils étaient encore en activité. Elle a juste subi une modification qui consiste à retirer les gélatines 85 A et UV placées devant la fenêtre d’impression et recaler avec la cote de tirage mécanique standard : 17,52 mm qui permet de monter toutes les optiques.

De plus, la disposition de cette gélatine qui se détériore avec le temps et, plus grave, risque d’accrocher les poussières (vue la petitesse du format en projection : 5,4 x 4,0 mm, une poussière … devient énorme !…) est risquée.

A ce jour, cela va faire 30 ans que j’ai acquis cette caméra et elle a « encaissé » des kilomètres de film !…

Ce que j’apprécie dans cette caméra, c’est sa conception professionnelle et sa robustesse : visée réflexe par miroir à 45° alternatif, mise au point précise sur verre dépoli fin qui permet, en outre, d’apprécier la profondeur de champ au diaphragme choisi, visée de très grande taille (x 27), galvanomètre qui permet d’ajuster l’exposition, la transmission de la lumière est de 100% sur le film tout d’abord et 100% sur la visée. La gamme des cadences de prise de vues, entre 2 ips (x 9) et 70 ips (x 4), permet des effets intéressants. Avec l’objectif de base équipé de son asservissement, on peut, en réglage automatique, si on le désire, varier la vitesse en continu de 2 ips à 70 ips : un personnage commence son déplacement avec une allure saccadée et, progressivement, semble à peine toucher le sol…

Le Schneider, ouvert à ø 1,8, possède une bonne définition et un bon contraste, avec un rendu des couleurs fidèle. Il donne le meilleur de sa définition dans les courtes et moyennes focales.

Le zooming électrique régulé de 4 à 12 secondes (6 / 66 mm correspond en 24 x 36 à 35 – 400 mm) permet des approches subtiles et l’on peut aussi adoucir encore son mouvement en tournant à 36 ips.

Le bouton de mise au point rapide est pratique car il met de suite en position télé à pleine ouverture.

La marche arrière sur 90 images est amusante pour réaliser une petite surimpression ou effectuer un fondu enchaîné avec l’obturateur variable. Pour ma part, je n’aime pas trop « torturer » le chargeur super 8 qui n’a jamais été prévu pour la marche arrière !…

La monture standard C : ø 25,39 mm à vis permet de monter un grand nombre d’objectifs : super 8 mm et surtout 16 mm. On peut aussi, avec une bague, adapter des optiques photo en 24 x 36 et en 6 x 6. La tenue de cette caméra est agréable car bien équilibrée, avec un poids suffisant : 1500 g avec le zoom et 900 g le boîtier nu.

Actuellement, j’utilise cette caméra pour le plaisir d’obtenir de belles images en super 8 mm et je travaille en base à 18 ips (c’est un choix que j’ai fait à l’origine pour ce format et ce pourrait être l’objet d’un débat !?) avec essentiellement une série d’optiques fixes pour le 16 mm :

un 9 mm ouvert à 1,6 – Kinoptik (~ 55 mm en 24 x 36)
un 15 mm ouvert à 1,3 – Angénieux (~ 85 mm en 24 x 36)
un 25 mm ouvert à 1,4 – Angénieux (~ 150 mm en 24 x 36)

La couverture des optiques prévues pour le 16 mm étant plus importante, cela permet de travailler dans la meilleure zone à 18 ips. Le temps d’exposition est de 1/65 s, ce qui constitue une bonne vitesse. Je travaille avec la cellule de la caméra étalonnée comme avec un appareil photo (sensibilité réglable de 10 à 100 ASA). On peut ajuster ainsi le réglage qui convient le mieux à chaque émulsion. En règle générale, avec l’inversible couleur ou noir et blanc, il est conseillé de sous exposer légèrement (de l’ordre de ¼ de diaphragme) afin de travailler dans la meilleure zone de l’émulsion (tolérance de pose). L’inversible supporte très mal la surexposition et est très vite brûlée !…

Cette caméra permet de travailler aussi avec de la pellicule négative.

On peut aussi travailler en manuel avec un posemètre en lumière réfléchie ou en lumière incidente (celle qui vient éclairer le sujet).

L’avantage des optiques fixes, outre leur définition, est aussi leur luminosité car entre l’ouverture théorique dite « géométrique » et l’ouverture réelle, de transmission de la lumière et la sortie de l’objectif dite « photométrique : T », il y a très peu de perte.

Exemple :
L’Angénieux 15 mm ouvert à 1,3 « géométrique » possède une ouverture « photométrique » T, très proche (inférieure à 1,4).
Ce n’est pas le cas des zooms dont la meilleure ouverture se trouve dans les courtes focales et… plus la focale est longue, plus la perte de lumière est importante = cela dépasse 1 diaphragme !

Si l’optique est fixe et demeure donc sur la caméra, comme c’est le cas pour la quasi majorité des caméras en super 8 mm, il faut ajouter en plus, les pertes de lumière occasionnées par le système prévu pour la visée réflexe : prisme optique diviseur qui absorbe 25 à 30% de lumière…

Pour cette raison, les caméras dites « XL » avec obturateur ouvert à 220° et zoom ouvert à 1,2, ne sont, en définitive, pas beaucoup lumineuses que la Beaulieu 4008 équipée d’une optique fixe ouverture 1,3.

Dans cette comparaison, je ne parle pas de la qualité optique.

Jusqu’en 2002, Beaulieu-Images proposait ce modèle, la 4008 ZM II « re manufacturée », c'est-à-dire entièrement révisée et remise à neuf avec amour, par des techniciens de cette maison, vendue complète avec une garantie d’un an : 5600 F. TTC (jusqu’en 2000), 7900 F. TTC (après 2000) et ce jusqu’à fin 2002 / début 2003.

En 1976, la caméra 4008 ZM II complète était vendue 5400 F. TTC. Aujourd’hui, on peut en trouver d’occasion mais le point faible est la batterie qui est à remplacer. On peut faire remplacer les éléments chez Mille et une piles pour un prix modique sinon… neuve de la nouvelle technologie Ni Mh. Chez Wittner en Allemagne, elle vaut 169,00 € (1109 F.) en 7,20 V/100 mA (haute capacité).

Autre point faible : si la caméra n’a pas tourné depuis longtemps et a été stockée dans un lieu humide : risques de grippage du miroir alternatif qui nécessite une lubrification régulière.
A ce jour, depuis décembre 2003, Beaulieu-Images est représentée par Daniel Wittner, en Allemagne pour les réparations et les pièces détachées ((
00.49.604.49.337 à Hambourg).
On trouve aussi d’anciens techniciens de Beaulieu qui continuent à entretenir et réparer ce cher matériel (voir l’Atelier de Célestin, (
01.42.53.80.32).

 Michel GALLOIS (Cinéscopie n°2) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Michel Gasqui - Publié dans : Matériel de prise de vues
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