Le Super 8, c'est super,...

Publié le par H. Vey

 

LE SUPER 8, C'EST SUPER,
A CONDITION ...

Je vais vous faire une confidence : je fais du cinéma depuis quelques 40 ans et je me mets au super 8 seulement maintenant. Je travaillais en 16 mm. Je faisais des films, surtout j'en faisais faire et si j'en suis venu au super 8 ce n'est pas par raison ou par mesure d'économie, ce qui par les temps qui courent serait une justification suffisante, ce sont les circonstances.

Passant d'un certain à un autre, plus réduit, on est enclin à se poser une question naturelle basée sur la comparaison : voyons quelle différence y a t'il entre le 16 mm et le super 8 ? Je ne veux pas répondre à cette question ou plutôt je serais tenté de répondre : "il n'y en a pas !". Certes, chaque format a ses caractéristiques, ses qualités et ses défauts mais que ce soit en super 8, 16 ou 35 mm, le cinéma, c'est le cinéma.

Il s'agit toujours de s'exprimer par le moyen d'une caméra.

Nous le disons par ailleurs également, la catégorie de cinéastes amateurs la plus nombreuse c'est celle qui est composée de pères ou de mères de famille filmant les premiers pas de leur progéniture. Elle le dispute en nombre et en motivation à une autre catégorie qui est celle des touristes réalisant des films de voyages.

Il y a quantité de cinéastes amateurs, je dirais pléthore qui n'ont en aucune façon recours au montage et qui se bornent à coller leurs films bout à bout pour la projection sans couper le moindre plan car toutes les images qu'ils ont prises sur les premiers pas de leur fils ou de leur fille sont sacrées, de même que celles d'un voyage qui est particulièrement cher au touriste.

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H. Vey (dans "Films et Documents" n°333/1er trimestre 1981)
Il s'agit de l'introduction de l'article, la suite concernant la manière de filmer.

 

 

Publié dans cinéma amateur

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